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Le blog de terresenroueslibres. Un voyage autour du monde à bicyclette

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Mars 2020 - Confinement au Mexique - Baja California .

30 Mars 2020 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #Mexique, #Amérique centrale

Ces temps troublés déposent chaque jour sur notre boîte mail des messages qui nous rappellent de jolis et insouciants moments. Moments de partage de la vie d'avant.

Nous ressentons nous aussi le désir d'écrire, verbaliser la solitude de ce confinement, comme pour garder la main, garder la tête hors de l'eau et chercher l'appel d'air. La dernière parution sur Facebookdominique michel gony- nous a permis d'illustrer la prison ensoleillée que nous avons choisie pour vivre ce confinement. Vous l'avez lu, nous sommes au Mexique.

 

San Ignacio se trouve à 72 km de la petite ville de Santa Rosalia (sur la mer de Cortez) en Baja California. Nous avons choisi de nous mettre en quarantaine ici, car cette Casa Del Cyclista où nous sommes arrivés le 15 mars est charmante. Le village avec ses ruines jésuites est vraiment typique et modeste. En quittant la carretera principale, une route serpente dans la palmeraie jusqu'aux maisons disposées autour de la vieille place. L'église domine l'ensemble.

À la Casa Del Cyclista chez Othon et Sugé, nous avons loué un petit cuarto ( petit studio). Des cyclo rencontrés il y a plus de deux ans nous avaient parlé de cet endroit. La connexion wifi est parfaite et le cuarto très grand est ultra silencieux. Notre entrée donne sur une cour derrière la maison, vue sur la palmeraie avec des oiseaux à tue-tête. La maison est pleine de chats. Les maisons avec des chats sont toujours de douces maisons. Un parfait endroit pour un confinement.

La route est toujours bienveillante et les hasards du voyage nous posent ici !

Cet arrêt choisi et anticipé vaut mieux que subir prochainement un arrêt forcé dans une urbanité laide, bruyante et chère ( cela ne manque pas dans ce magnifique pays ).

Alors, nous allons profiter de cette situation pour travailler sur nos films, vous écrire, écouter l'herbe qui pousse dans la palmeraie, ou lire quelques uns des très nombreux bouquins téléchargés de nos bibliothèques. De belles lectures qui vont nous permettre de sortir de cette actualité cauchemardesque.

Depuis huit ans, le voyage nous offre très rarement une connexion suffisamment puissante pour disposer de l'image. Nous avons l'habitude de l'écrit et allons continuer sur ce format pour nous tenir au courant de la pesante actualité.

Aujourd'hui, au Mexique, tout est différent. L'épidémie est encore pratiquement absente. Le récent confinement est appliqué de façon ... très latine.

Au village nous dit on, la vie continue comme avant, tous les commerces sont ouverts. La société mexicaine est à des années lumières de cette gravissime situation. Pour combien de temps encore ? La prochaine actualité va très probablement mettre un terme à cette belle insouciance.

 

Nous n'avons passé que 14 mois en occident dans ce long voyage autour du monde de plus de huit années. Nous étions en Asie, en Afrique et longuement en Amérique du sud et Amérique Centrale. Malgré le drame absolu qui se passe en Europe, nos pensées vont aux plus démunis de cette planète qui vont mille fois plus souffrir que l'occident.

Partout, ce sont souvent les plus pauvres qui nous ont ouvert leurs portes pour nous recevoir et nous aider. Une main tendue pour un instant, un sourire ou pour le gîte et le couvert. Rares sont les jours où nous n'avons pas reçu un cadeau, des cadeaux. Certains nous accompagnent depuis des années.

 

Notre règle est de ne jamais rien demander. Pourtant nous n'avons jamais manqué de rien, ni d'intérêt, ni d'attention. La bienveillance en abondance, toujours offerte avec sincérité et émotion.

Nos pensées vont à nos amis du bout du monde, les anonymes, les oubliés, les généreux.

Il est indécent de nous plaindre.

 

Les temps changent et notre perspective du monde aussi. Nous découvrons l'humilité, la lenteur, la disponibilité, la conversation, l'écriture, la compassion, l'amitié, le silence.

Un tremblement de terre.

Ne loupons pas cette belle occasion de changer les routines de nos pensées !

Découvrons la sobriété heureuse !

Et de quoi peut on se plaindre ? 

Nous sommes en vie ensemble.

 

Prenez soin de vous

 

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RANDO 2020 - CAP AU NORD

15 Février 2020 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #Mexique, #Amérique centrale

RANDO 2020 - CAP AU NORD

Après trois mois et demi passés en France en mode Papy Mamy, nous avons retrouvé notre voyage en arrivant au Mexique le 26 janvier 2020.

 
RANDO 2020 - CAP AU NORD

En partant de Monterrey nous avons mis cap à l’ouest pour nous diriger vers Los Mochis. Los Mochis est le principal point de départ pour les ferrys reliant la Baja California. Les hasards de la route nous avaient éloigné de la Baja California lors de notre premier séjour mexicain en 2018.

Cette route est très prisée des cyclo du monde entier et nous souhaitons connaître ce must de la cyclo-randonnée pour notre dernière année à cycloter dans les Amériques. De La Paz, la principale ville au sud de la baja California, notre route sera alors résolument nord. 

Les 1200 km à parcourir dans cette péninsule marqueront la fin de nos routes hispaniques. 

La Californie sera la suite logique de cette route. 

La Californie, l’Orégon et l’état de Washington sont les 3 états américains qui bordent l’océan Pacifique. Nous trouverons au terme de cette route, Seattle, dernière grande ville à l’extrême nord-ouest des États-Unis. Ensuite, Vancouver au Canada sera certainement un joli temps fort ... 
Mettre cap au nord par la Colombie-Britannique puis le Yukon sera une merveilleuse aventure ...  Nous essaierons d’aller le plus au nord  possible, cette route nous semble exigeante et difficile. Ce sera pour nous une grande inconnue avec des approvisionnements très espacés, l’absence de réseaux téléphoniques et donc de notre cher GPS, des reliefs non négligeables à négocier avec le froid et probablement de fréquentes pluies. 
Traverser pendant plus de 2 500 km un territoire quasiment désert qui est l’habitat naturel d’une faune sauvage de grizzlis, d’ours noirs de lynx et de loups, nous semble une aventure vraiment passionnante. Cycloter ainsi, dans ces déserts de sapins est un rare privilège ...
Arriver au petit village de Dawson city serait une belle réussite. Dawson city se trouve à 280 km au sud du cercle polaire arctique.
Nous verrons.
Ensuite, nous rejoindrons la côte est, autant que nous pourrons, en tenant compte de la durée de notre visa et de l’hiver qui ne manquera pas de nous rattraper. La route décidera et ce sera parfait.
Retour en France pour les fêtes de Noël.
 
 
 
RANDO 2020 - CAP AU NORD
RANDO 2020 - CAP AU NORD
RANDO 2020 - CAP AU NORD

Nous sommes donc au Mexique depuis une quinzaine de jours.

Dès notre arrivée le voyage nous a emporté et nous profitons de ces premiers arrêts après deux semaines de route pour finir de régler mille détails.
Nos dernières routes " occidentales " nous avaient fait oublier le côté " latino " du Mexique.
Pagaille bon enfant et nonchalance pour tout. 
Ici, ce sont d’autres standards pour tout. Pour l’urbanisme, la gestion des ordures, la circulation qui ne connait aucune règle. 
Enfin si, il y a une règle sur la route. C’est la loi du plus gros.
Pas de problème, les Terres en roues libres s’adaptent dans l’instant.
 
RANDO 2020 - CAP AU NORD
RANDO 2020 - CAP AU NORD
RANDO 2020 - CAP AU NORD

 

Alors vite, vite nous avons repris le bon scénario, mode voyageurs-nomades pour profiter de cette exubérante joie de vivre des mexicains, pour ne rien louper de leur gentillesse. Ici, personne ne se formalise de rien et il est possible de dormir, comme il y a 3 jours dans la salle du conseil municipal ... 
La veille, alors que nous demandions dans un minuscule village s’il y avait un cuarto ( chambre chez l’habitant ) la dame nous répondit qu’elle serait heureuse de nous offrir un lit dans le modeste cabanon jouxtant sa maison. Plus tard elle nous offrit de splendides viandes grillées au bois. 
Nous constatons encore et toujours que la pauvreté va souvent de pair avec hospitalité et générosité envers les étrangers que nous sommes.
 
RANDO 2020 - CAP AU NORD
RANDO 2020 - CAP AU NORD
RANDO 2020 - CAP AU NORD

Le nord du Mexique où nous nous trouvons est extrêmement pauvre par rapport au reste du pays. Les arbres ont disparus des immenses plaines que nous traversons. Les mines de craie, battues par les vents, recouvrent de poussières cet état nord-est de Coahuila.

Nous reprendrons la route demain avec une prochaine partie montagne, par des chemins de mules, loin de tout pendant une semaine. L’aventure va commencer.
 
RANDO 2020 - CAP AU NORD
RANDO 2020 - CAP AU NORD
RANDO 2020 - CAP AU NORD

 

Si notre détermination à poursuivre ce voyage reste intacte, celui-ci reste un challenge quotidien. Un accident ou une mauvaise tendinite peuvent décider de la fin de cette aventure. En acceptant ces risques, nous nous offrons le chemin de notre liberté et il nous apparaît que seuls les risques que nous désirons assumer décident de notre niveau de liberté.
En reprenant la route chaque année nous reprenons le mouvement. Mouvement du corps et de l’esprit dans notre rythme choisi. 
Rythme de la lenteur, retour avec elle à la disponibilité, l’écoute, la conversation, le silence, l’inutile, l’essentiel. 
Se réapproprier l’horloge de nos jours en étant seuls maîtres de nos déplacements. Nos déplacements dans l’espace s’effacent et nous nous déplaçons uniquement dans le temps. 
La Baja California est à deux semaines, la Colombie-Britannique est à trois ou quatre mois de bicyclette. La cyclo-randonnée est absolument anachronique dans notre monde moderne. 
Il est facile avec elle de réapprendre l’humilité, la patience, l’effort, d’être à l’écoute de soi ou du monde. En reprenant notre voyage, en reprenant le mouvement, nous redonnons du sens à notre vie. 
Rechausser nos bicyclettes chaque année, c’est plonger dans les champs des possibles,  infinis, quotidiens et s’immerger dans la douceur de la route, la douceur du monde.
RANDO 2020 - CAP AU NORD
RANDO 2020 - CAP AU NORD
RANDO 2020 - CAP AU NORD
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Cinq mois au Mexique . Décembre 2017 / Mai 2018 - 4890 km

11 Mai 2018 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #Amérique du sud, #Amérique centrale, #Mexique

La journée se termine et nous allons faire étape dans ce petit village de Las Cruses.

La large vallée laisse apparaitre les premières traces du village. Les murets et les clôtures sont maintenant mieux entretenus, les bêtes plus nombreuses. Très vite nous dépassons quelques granges et enclos. Les anciens potagers se devinent sous les ronces et nous passons le pont. Devant nous, regroupés autour du clocher les arbres toisent les maisons basses.

Les quelques rues non revêtues sont poussiéreuses. À 2000 mètres d'altitude dans ces immensités muettes, le village est perdu sur cette croûte de terre abandonnée. Pas d' hôtel. Mais l'unique restaurant dispose de 3 chambres au fond de la cour. Le sol en ciment et l'ameublement semblant sortir d'une salle des ventes, nous conviennent. Nous nous installons et les grognements du cochon dans la cour s'estompent très vite. 

 

 

Ces 5 mois au Mexique sont passés sans que nous ayons écrit la moindre ligne sur notre séjour. Tout est allé trop vite au Mexique. Les temps forts se sont enchainés et la route a filé. Nous voici à 2 jours de bicyclette des USA et nous aimerions trouver une raison de quitter ce pays. Ce serait peut-être plus facile. 

Parce que c'est toujours difficile de tourner une page dans sa vie. 

Cette semaine, notre séjour de 4 années en pays hispanophone se terminera. 

La culture, le rythme, l'insouciance des latinos vont nous manquer. Leur générosité et leur fraîcheur tout au long de ces 17 derniers pays ont donné une couleur et une ambiance à notre vie. 

Notre route latino était devenue un cocon.

 

 

Nous nous souviendrons de l'Amérique du sud ...

 

De l'Argentine, merveilleuse pour la gentillesse et l'art de vivre de ses habitants. Au sud , la Patagonie nous a offert des espaces de liberté extraordinaires . 

Séjour de 10 mois. 9495 km.

 

Au Paraguay, les fêtes Pascales de San Ignacio que nous avons partagé avec Delia et sa famille pendant 3 jours resteront inoubliables . Premières rencontres avec les gauchos. Nous en retrouverons au Brésil et Uruguay . Cow-boys des temps modernes avec lassos, poignards et carabines ...

Séjour de 1 mois 1/2. 1325 km.

Au Brésil , en entrant par l'état de Mato Grosso Do Sul, nous avons plongé dans une mer de canne à sucre. Monoculture sur des centaines de km. Plus loin ce fût du maïs, puis du soja. Mais les brésiliens sont désarmants de spontanéité, de naïveté, de gentillesse . 

Les séances photos étaient quotidiennes, les cadeaux aussi . Nous avons quitté le Brésil à "reculons" !

Séjour de 4 mois 1/2. 4195 km.

 

L'Uruguay, c'est une seule nuit passée en hospédaje, un soir de tornade. Ensuite nous avons campé et bivouaqué le long de l'Atlantique jusqu'à Montevideo. Nous avons également été reçus10 jours dans la communauté  "Tierra Pura". Partageant leur belle philosophie de vie et participant aux travaux de la ferme. Là aussi un bel exemple de décroissance heureuse. 

Séjour de 3 semaines. 585 km.

 

Le Chili nous évoque la carretera austral et ses forêts magiques, notre descente vers le sud et les innombrables bivouacs, immergés dans une nature vierge de l'aube des temps.

Séjour de + de 3 mois. 2840 km.

 

En traversant la Bolivie en hiver, nous avons eu des lumières sublimes, les salars et l'altiplano en technicolor. Les bivouacs à 4 000 mètres, sous la neige, sont des souvenirs précieux . 

La Bolivie était un rêve d'adolescent. Nous n'avons pas été déçus. L'alchimie fonctionna dès notre arrivée. Tous les cyclos rêvent de La Paz, c'est notre graal à nous. Cette fin de journée de juillet 2016, en arrivant par El Alto, la plus haute capitale du monde s'étalait à nos pieds. Alors, ivres de bonheur, nous avons plongé dans la ville mythique .

Séjour de 4 mois 1/2. 2890 km.

 

Le Pérou est une destination idéale pour un voyageur à vélo. Mis à part les lieux touristiques, nous n'y avons croisé aucun touriste. L'authenticité des marchés, des rencontres est réelle. Les populations rurale, peu touchées par la désertification, sont jeunes. L'habillement traditionnel, différent d'une région à l'autre, est porté par la majorité de la population. 

Les évènements religieux ou culturels étaient toujours présentés dans des rues noires de monde. Ce n'était plus, dans ces villes et villages, du folklore, mais la vie au quotidien . Nous sommes restés 6 mois au Pérou. 3580 km.

 

L'Équateur, ce fut notre petite excursion en lisière de l'Amazonie. Moins "rugueux" que le Pérou, nous avions l'impression d'être en vacances en retrouvant quelques codes européens. Les automobilistes conduisaient prudemment. Le mobilier urbain réapparaissait, les déchets mieux gérés ne s'étalaient plus en bordure des agglomérations. Nous rencontrions des graffs, des cafés littéraires dans les centre villes . C'est en Équateur que nous avons été le plus invité chez l'habitant .

Séjour de 2 mois. 1495 km.

 

Notre séjour en Colombie ne nous pas bouleversé. Trop de monde, de bruit, de circulation. Ou alors, une sournoise lassitude ne nous pas permis d'apprécier les charmes de ce pays. L'engouement que beaucoup de voyageurs ont pour ce pays est pour nous incompréhensible. Nous aurions aimé être en osmose mais nos efforts sont restés vains !

Cependant, les colombiennes sont coquettes, jolies comme des cœurs et ont un gout très sur pour s'habiller .....

Séjour de 2 mois1/2. 2560 km.

 

En septembre 2017 nous avons quitté l'Amérique du sud en effectuant la traversée Colombie - Panama en voilier.

Cette traversée-croisière de 6 jours en visitant longuement les îles San Blas fût un très joli moment. Les îles San Blas sont vraiment extraordinaires, magiques.

 

Ensuite nous avons remonté les 7 pays d'Amérique centrale relativement rapidement . Panama, Costa-Rica, Nicaragua, Honduras, Salvador, Guatemala et enfin le Bélize . 

Cycloter dans cette petite mosaïque, passer d'un pays à l'autre était

nouveau pour nous, nouveau et passionnant.

( voir le blog )

 

Nous sommes arrivés au Mexique le 12 décembre 2017 avec un visa de 6 mois.

Les premiers instants, dès le passage d'une frontière sont toujours révélateurs d'un pays. Cette très bonne impression dès notre arrivée sera la première d'un long séjour plaisant et détendu.  

Le voyageur peut se sentir à l'aise dans cette société tout en contraste. Choisir le voyage qu'il souhaite entre modernité ou tradition, voyager dans l'urbanité la plus folle ou les déserts les plus inhospitaliers. 

Le boum économique amplifie la fracture entre le nord, pauvre et rural et le sud, riche et touristique. 

Nous ne goutons pas toujours les visites archéologiques des civilisations disparues. 

Les fonctionnements de la société mexicaine du XXI siècles sont plus intéressants pour nous, que la visite d'un jeu de boules du XII siècles.

De plus, ces sites touristiques où tout n'est que négoce sont chers et peu surs.

 

Le Mexique mérite son surnom de "petite Espagne". Nous retrouvons le style, l'architecture espagnole dans les plus modestes villages. 

Une fontaine sur une place, des doubles campaniles au églises, des fers forgés sur les façades les plus modestes. En quittant le Yucatan par Campeche, nous arrivons vite à San Cristobal de las casas dans la turbulente province du Chiapas.

Nous souhaitions revoir cette jolie ville coloniale qui nous avions découverte lors d'un premier séjour au Mexique en 2006. De magnifiques travaux de rénovation et d'embellissement mettent désormais en valeur ce patrimoine. Toutefois, les mexicains ont déserté le centre ville, devenu une grande galerie marchande pour gringos. Aux terrasses, de jeunes clientèles d'occidentaux nous semblent bien désœuvrées ...

Alors en quittant San Cristobal nous retournons vite au ... Mexique par la merveilleuse route 190, direction Oaxaca.

Cette capitale de province est une ville coloniale, universitaire et populaire. Les nombreux centres culturels proposent toute l'année des spectacles et des expositions. Nous y retrouvons nos amis Christian et Sylvie pendant 10 jours et profitons avec eux de cette vie culturelle et bouillonnante.

En repartant, nous évitons la mégalopole de Mexico en la contournant par l'ouest en passant ensuite par Santiago de Querataro, San Miguel de Allende et Zacatecas qui sont de jolies villes coloniales. 

 

La baja-California est notre prochaine route et nous choisissons d'aller prendre le spectaculaire train "el chefe" au départ de Chihuahua pour aller à Las Mochis. Le port de Las Mochis est le point de départ pour embarquer sur le ferry pour la baja-California.

 

En prenant cette route pour Chihuahua nous avons découvert une facette brute du Mexique rural avec du bétail et des cow-boys à moustaches, santiagues, ceinturons, chemise à carreau, jeans et chapeau de rigueur. Seul le portable a pris la place du revolver. Ambiance ...

Nous campons souvent; il n'y a pas toujours d'hébergement dans les hameaux et villages ici ...

Les bagnoles sont des vieux pick-up Ford et Chevrolet des années 70. 

C'est pratique pour la route, on les entend de loin. D'ailleurs la circulation est très fluide sur ce réseau en mauvais état. Mais les mauvaises routes n'existent que pour les gens pressés ...

 

Arrivés à Chihuahua, le train s'est changé finalement en citrouille, celui ci ne prenant pas nos bicyclettes. Nous sommes donc déçus mais aussi enchantés de continuer cette route hors du temps qui nous offre autant de silence, des paysages et des lumières extraordinaires.

Nous rentrerons donc au USA dans 2 jours (avec un visa touristique de 3 mois )  par une frontière très secondaire (Agua Prieta / Douglas) . Une entrée par les coulisses. Génial.

 

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Belize-décembre 2017

3 Février 2018 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #Belize, #Amérique centrale, #article

Belize-décembre 2017

Notre passage de 4 jours au Belize a été une surprise. Cette ancienne colonie anglaise indépendante depuis 198, est un petit pays complètement atypique.

Un zeste d'Angleterre, de Jamaïque et d'Amérique latine. Un sacré télescopage de cultures. On y parle une bouillie d'anglais, on paye en dollars béliziens ( avec la reine d'Angleterre dessus ) et les distances sont en miles. On saupoudre d'un doigt de pagaille réglementaire avec des blancs, des blacks, des latinos, des métis et on obtient un pays qui ne ressemble à rien. Génial ! Et bien sur, des chinois et des libanais pour tenir les boutiques ... Bref, on a adoré !

 

Belize-décembre 2017
Belize-décembre 2017

Côté bicyclette, les routes du Belize, certes revêtues, sont très abimées. Il est très facile de bivouaquer. Nous ne nous en sommes pas privés.

Belize-décembre 2017
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Guatemala-novembre-décembre 2017

2 Février 2018 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #Guatemala, #Amérique centrale, #article

Guatemala-novembre-décembre 2017

GUATEMALA, UNE RENCONTRE MAJUSCULE 

 Le 6 décembre 2017 nous quittions le Guatemala au terme d'un court séjour de trois semaines. Quelques jours plus tard nos enfants arrivaient à l'aéroport de Mérida (Mexique) et la route était encore longue pour les accueillir.

Nous avons vraiment regretté de quitter si vite le Guatemala. 

Guatemala-novembre-décembre 2017

Le Guatemala est notre grand coup de cœur de l'Amérique centrale. Il concentre tout ce que nous aimons dans le voyage : une très belle identité régionale, des paysages variés, peu de tourisme, des populations rurales jeunes et

dynamiques. Ce séjour a été une belle aventure, une vraie émotion avec des rencontres généreuses, joyeuses et sincères. Le Guatemala traine pourtant une réputation de pays dangereux ! Cette affirmation nous révolte et nous blesse. 

Les marchés particulièrement colorés bouillonnent de vie et de bruits. La foule serpente, se croise dans le peu d'espace des allées. Les vendeurs ont tendu des bâches pour se protéger du soleil.

La lumière, morcelée, tamisée, crée des damiers d'ombres et de couleurs. Parfois un rayon de soleil s'immisce entre les tissus. La tranche de lumière vient alors s'écraser au hasard dans la pénombre. C'est la valse des grains de poussière dans cette lame de soleil. Un éclair plus tard, ils disparaissent et reprennent leur invisible danse.

Les petits villages du Guatemala accueillent des marchés immenses et populaires qui débordent toujours largement dans les rues alentour. Ils traduisent la vitalité économique et culturelle de leur région. Carte d'identité d'un pays. Les marchés ici sont les plus beaux d'Amérique centrale.  

Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017

ANTIGUA GUATEMALA

L'ancienne capitale Antigua Guatemala est probablement la plus belle ville d'Amérique centrale. Le patrimoine est présent partout dans cette cité construite en damier autour « del parque central ». Aucune verrue de béton ne vient rompre l'homogénéité de l'ensemble.

La ville est entourée de nombreux volcans.

 

Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017

Nous avons effectué un trek de 2 jours afin de monter au sommet de l’Acatenango à 3976 mètres. Il est éteint naturellement mais c'est le point d'observation pour admirer les éruptions du volcan del Fuego distant de 2 kilomètres.

La fréquence des éruptions est de 10 minutes en moyenne. De simples grondements accompagnent les explosions les plus petites et de très violentes déflagrations précèdent les éruptions. La montagne tremble à chaque fois. Ces photos ont été prises de notre tente.

Ces spectacles sont vraiment étranges et fascinants. Inouïs.

Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017

 

CÔTÉ CYCLO ...Toutefois le Guatemala se mérite et les routes en montagne sont des "murs" avec souvent des pourcentages de plus 15%. Nous avons même effectuer 170 km en collectif afin de nous épargner Panajachel - Coban qui est proprement infaisable. Infaisable avec plaisir. Nous prenons rarement le bus. Sur cette portion, nous ne l'avons pas regretté. A partir de Coban en direction du nord cela reste encore une portion très exigeante. Par contre, dans cette région montagneuse l'immersion dans le pays est merveilleuse. Là-bas, toutes les femmes sont en habit traditionnel et même les jeunes parlent en Quéchi ...

 

Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017

GUATEMALA - RÉGION CENTRE NORD - QUICHÉ , ALTA VÉRAPAZ 

Nous avons traversé cette semaine une région incroyable. Tous les jours des grappes d'enfants ont dégringolé des talus ou sont sortis en trombe des maisons en bois pour nous voir passer . En conservant une distance de quatre, cinq mètres, aucun n'était bien rassuré .

- Gringo , Gringo , Gringo !

Les petites mains s'agitent pour nous saluer. Les sourires illuminent les frimousses. Les plus petits sous la surveillance des grands sont muets de surprise. Peu de touristes passent par cette route pas très directe et surtout pas à bicyclette. Nous sommes touchés par l'accueil, l'intérêt, la curiosité que nous suscitons. 

Les jours précédents nous avons traversé une région productrice de café. Du café, il y en a partout dès que l'altitude est proche de 1200 mètres. Les vêtements colorés des femmes font des taches de couleur dans les collines de caféiers. En ce moment c'est la période de la cueillette. Elles le ramassent à la main avec les enfants. Tant que nous roulons , les enfants nous observent et nous saluent mais si nous nous arrêtons, ils disparaissent en criant. Alors, les femmes s'approchent, les rappellent et c'est l'attroupement, la grande récréation de la journée. Ces moments sont les plus beaux de notre voyage et nous repartons émerveillés en multipliant les arrêts ...

 

Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017

Nous retrouverons des concentrations de touristes aux ruines Mayas de Tikal. Reprenant la route, nous n'en verrons plus pendant des semaines ... ou des mois. Nous le savons et ce sera le meilleur du voyage.

Guatemala-novembre-décembre 2017
Guatemala-novembre-décembre 2017

Rencontrer et vivre avec des populations qui ne voient jamais aucun touriste est une aventure humaine exceptionnelle.

 

Nous allons de surprises en découvertes, de plaisirs en émotions dans ce pays si différent de ses voisins.

 

Le Guatemala, une rencontre majuscule !

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Honduras-Salvador - novembre 2017

1 Février 2018 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #Amérique centrale, #Honduras, #Salvador, #article

Honduras-Salvador - novembre 2017

Notre timing ne nous a pas permit de flâner au Honduras. Nous traverserons en deux jours la région littorale pacifique en passant par les villes de Choluteca et San Lorenzo. Le Honduras et le Salvador ont la réputation d'être extrêmement dangereux, des bandes organisées régnant en maître sur ces pays. Les cyclo sont des proies idéales, lentes et repérables n'opposant pas de résistance ... mais cette courte route de 10 jours c'est très bien passée. Nous y avons reçu autant de salutations et de bienvenues qu'ailleurs et n'avons ni vu ni ressenti aucune " insécurité " sur la route ou nulle part. Un fois de plus nous vivons une réalité qui est à l'opposé des rumeurs, des contenus des blogs et des idées reçues.

Côté cyclo notre avons emprunté la route CA 1. Elle est en parfait état. Il y a beaucoup de poids lourd sur cet axe Nicaragua-Honduras-Salvador.

Honduras-Salvador - novembre 2017

Même bonhomie au Salvador où nous passerons une semaine. Après les villes de San Miguel et Usulatan nous sommes revenus au bord de mer à Puerto de la Libertad. Nous avons été invités chez l'habitant, cette soirée avec Oscar, Vickie et leurs enfants fut un joli moment de notre voyage.

Nous avons ensuite longé le Pacifique par une route en corniche pour nous diriger vers le Guatemala. Les nombreux belvédères nous permettaient d'admirer le Pacifique. La forêt tropicale finissait les pieds dans l'eau, sur la plage.

 

Honduras-Salvador - novembre 2017

Côté cyclo, les routes sont en mauvais état, notamment la C2. Mais ne zapez pas ce joli petit pays. Au bord des routes, les femmes proposent les pupusas, petites galettes de maïs garnies au poulet, au porc et au fromage etc ... Elles les préparent sur des plaques chauffées au bois. Souvent, nous ne pouvions pas les payer car les pupusas nous étaient gentiment offertes.

Le Salvador est le pays d'Amérique centrale où nous avons reçu le plus de cadeaux. Ça c'est une vérité, le reste pour nous est une sottise.

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Nicaragua-octobre-novembre 2017

31 Janvier 2018 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #Nicaragua, #Amérique centrale

Nicaragua-octobre-novembre 2017

Aussitôt une frontière passée nous sommes extrêmement attentifs à l'impression générale, à ces petits riens qui racontent un pays. Et tout nous plaît au Nicaragua. Les petits vendeurs de rues, vendeurs de cigarettes ou de fourchettes, les cireurs de chaussures et bien sur les mamans qui cuisinent dans la rue sur leurs roulottes. Ici, retour à des standards plus latinos ...

Nicaragua-octobre-novembre 2017
Nicaragua-octobre-novembre 2017

Nous arrivons par hasard pour les 3 jours de fête de San Carlos. Après la route zen du Costa-Rica nous plongeons dans cette jolie cohue, weed-end de liesse autour de San Carlos, le saint protecteur de la ville.

Nicaragua-octobre-novembre 2017
Nicaragua-octobre-novembre 2017

En passant à l'est du lac Nicaragua nous étions les seuls touristes et voyageurs. La population était très surprise de voir des étrangers à bicyclette. L'accueil est toujours merveilleux dans ces cas là. Au Nicaragua la vie rurale est omniprésente. Les cavaliers sont très nombreux au bord des routes. Nous en rencontrerons même plus qu'au Brésil ou qu'en Argentine. 

Nous sommes ensuite passés par l'ancienne capitale Granada qui est la porte d'entrée pour l'île d'Ometepe.

 

Nicaragua-octobre-novembre 2017
Nicaragua-octobre-novembre 2017
Nicaragua-octobre-novembre 2017
Nicaragua-octobre-novembre 2017

Les îles, nous les adorons. La vie y est toujours plus douce. L'insularité préserve les coutumes et les patrimoines. L'île d'Ometepe sur le lac Nicaragua ne fait pas exception. 

Nous y fêterons nos 6 années de nomadisme. Un joli lieu sur la terre pour ce moment très sympa ...

Nicaragua-octobre-novembre 2017

Léon et Granada sont les plus belles villes du Nicaragua. Elles revendiquaient l'une et l'autre le titre de capitale. En 1852 la nouvelle capitale, Managua, est crée et règle le problème. Elle concentre maintenant 30 % de la population du pays. Nous nous sentirons plus à l'aise à Léon, plus active et ouvrière. Son mercado central immense est traditionnel. Nous y déjeunerons tous les midis comme nous faisons partout ailleurs.

Nicaragua-octobre-novembre 2017
Nicaragua-octobre-novembre 2017

Nous choisirons de passer au Honduras par la frontière nord et les villes d'Esteli et Somoto. Nous passerons nos 2 derniers jours au Nicaragua à « cycloter » dans les plantations d'ananas. Les chauffeurs de semis-remorque, chargés de fruits jusqu'au toit, nous saluaient tout surpris de croiser des cyclos sur ces chemins de terre. 

Nous prenions notre temps pour quitter ce merveilleux pays. Le Honduras n'était plus très loin.

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Panama-septembre-octobre 2017

31 Janvier 2018 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #Panama, #Amérique centrale

Panama-septembre-octobre 2017

Après avoir longuement « cycloté » en Amérique du sud, pendant plus de trois années, nous arrivons le 18 septembre au Panama en  effectuant la traversée Colombie-Panama en bateau. Nous avions le choix entre l'avion et le bateau pour ce passage.

Notre choix du voilier au départ de Carthagène fut certainement le meilleur. Cette croisière de 6 jours en visitant longuement les îles San Blas fut une semaine exceptionnelle. Un voilier de 12 places, équipage compris : la taille nous convenait. Notre capitaine Fabian, prévenant et disponible, a tout fait pour rendre cette traversée merveilleuse. Les îles San Blas sont extraordinaires ... journées de rêve au milieu des 365 îlots de l'archipel.

Panama-septembre-octobre 2017

L'eau translucide, les poissons multicolores, les cocotiers posés à fleur d'eau sur des minuscules îles de sable blanc, tout était au rendez-vous. La lumière étincelante irisait les marmites de corail. Les fosses plus profondes se perdaient dans un inquiétant dégradé de bleu. Je préférais la plongée du matin, les poissons sont matinaux. J'aperçus ainsi une merveilleuse raie Manta qui ondulait ses ailes gigantesques. Elle me laissa l'admirer, m'offrit quelques figures et d'un velouté d'eau disparut dans le bleu d'encre de l'océan. C'était ma première rencontre avec une raie Manta. La magie des premières fois pour ma première plongée snorkeling dans la mer des Caraïbes. Cette traversée ... des vacances ! Les temps de plongée et canotage, étaient toujours nouveaux. Fabien le capitaine changeant d'îlots deux fois par jour. Eva sa jeune épouse et Erwin le cuisinier proposaient à chaque repas une cuisine fraîche et inventive. Après avoir relevé les nasses, les pêcheurs Kuna accostaient le voilier pour nous proposer leur pêche de langoustes et de crabes. Le soir nous laissions le voilier barboter devant nous et en canoë  allions passer la soirée sur un îlot. Les derniers alizés de la journée étaient toujours parfaits pour nos grillades . Les vacances ! 

Panama-septembre-octobre 2017

Ces voiliers sont privés. Les capitaines travaillent avec des agences qui vendent les traversées. Voici les coordonnées de celle ci :  www.bluesailing.net

Panama-septembre-octobre 2017

Retour sur terre le 18 septembre 2017 en débarquant au Panama avec les formalités de douane. Quelques jours auparavant la législation des visas avait changé … Le visa panaméen coûte désormais 105 dollars par personne. C'est un visa d'un an mais si vous restez 8 jours, c'est le même prix. L'idéal pour bien en profiter c'est donc d’y rester un an … Soyons sérieux. Nous allions retrouver nos enfants le 20 décembre à Mérida au Mexique pour les fêtes de Noël. Nous ne disposions que de trois mois pour traverser les 7 pays d'Amérique centrale : le Panama, Costa-Rica, Nicaragua, Honduras, Salvador, Guatemala et enfin le Belize .

Ce rythme de route était très nouveau. Nous allions traverser cette mosaïque de 7 petits états en un trimestre alors que nous avions mis 3 années pour traverser les 9 pays précédents. Nous avons abordé cette route comme on ouvre un livre de contes ou comme une gourmandise. Un pays, une histoire, une saveur .... 

Un parcours très plaisant avec des temps forts comme le passage Amérique du sud - Amérique centrale en franchissant le canal de Panama par le pont des Amériques ou notre semaine dans l'île volcanique d'Ometepe sur le lac Nicaragua.

On a tout adoré! Mais le Nicaragua et surtout le Guatemala seront nos grands coups de cœur de cette route.

 

Panama-septembre-octobre 2017

Au Panama l'état est riche depuis l'inauguration du canal en 1914. La population depuis n'en a apparemment pas profité. Les façades des faubourgs ouvriers suintent la pauvreté, l'abandon. Les monceaux d'ordures abandonnées le long des routes sont pestilentielles. À certains carrefours les rares bennes de collecte débordent et finissent par disparaitre sous les détritus. On devine un abandon équivalent de l'état pour ses obligations de santé ou d'enseignement. Nous n'avions pas vu une situation pareille dans toute l'Amérique du sud.

Panama-septembre-octobre 2017

Les maisons de planches des quartiers pauvres jouxtent la vieille citadelle.  Nous aimons y flâner. Les rires et les cris des enfants résonnent dans les rues, les lessives sèchent et les mamans à l'ombre des façades papotent entre elles en surveillant d'un œil distrait leurs petits.  

La citadelle de Panama, en cours de restauration est superbe. Ces travaux sont bienvenus, après un long abandon certains bâtiments sont très abimés.

Des calèches promènent les touristes en mal d'exotisme. Le Panama règlementaire sur la tête et vêtus de magnifiques ensembles de lin, ils sont vraiment ravissants. Le cheval de la calèche lui aussi est blanc. Nous espérons que le selfie sera bon.

Panama-septembre-octobre 2017

En face de la citadelle, la ville nouvelle dresse ses buildings de verre. A leurs pieds les deux ports sont côte à côte. Les barques de pêche côtoient les yachts. Camarons y Casino en Panama.

Panama-septembre-octobre 2017
Panama-septembre-octobre 2017

Le Panama c'est d'abord le canal et le pont des Amériques, véritable passage entre Amérique du sud et Amérique centrale.

Une fois franchi le canal nous avons suivi la panaméricaine qui est la colonne vertébrale du pays. Cette route n'est qu'une galerie marchande aux enseignes les plus connues. Enseignes de ( mal ) bouffe, principalement, c'est la grande foire à la consommation, le dollar comme monnaie et idéal de vie.

Il y a peu d'hébergements au Panama et celui ci est très cher, par contre les pompiers sont très sympa et accueillent les cyclo ... 6 jours plus tard, nous arrivions au Costa-Rica.

 

Côté cyclo, la panaméricaine ne nous a pas fait rêver ...                        

Panama-septembre-octobre 2017
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