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Le blog de terresenroueslibres. Un voyage autour du monde à bicyclette

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Brésil , état de Rio Grande do Sul

1 Octobre 2014 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #article, #Brésil

Brésil , état de Rio Grande do Sul

L'hôtel où nous avons échoué hier est resté " dans son jus " depuis une cinquantaine d'années et le bégonia grimpant devant la fenêtre nous protège des regards de la cour intérieure . La treille , dépourvue de végétation en cette saison , laisse passer le doux soleil d'hiver qui accentue les tons chauds et patinés des vieux enduits qui s'effritent . Au centre du patio , sur le puits , une pancarte rappelle aux clients que nous sommes bien à l'hôtel Brazil . Autour du puits , posés en cascade sur deux escabeaux , de vieux pots de peinture accueillent des fleurs . La plupart nous sont inconnues . Notre chambre comme les autres , ouvre directement sur la cour , il est agréable d'avoir nos bicyclettes sous notre fenêtre .
L'ambiance pension de famille de ce vieux bâtiment du centre ville nous a immédiatement séduit . Désuète , la "récepção" est prête à recevoir les visiteurs si l'hôtel devient prochainement un musée . Notre voisin de chambre, qui vit ici à l'année nous expliquera , très fier , que l'hôtel a plus de cent ans .

Brésil , état de Rio Grande do Sul

Nous sommes ici dans l'état de Rio Grande do sul à São Gabriel ( 65 000 hs Wikipédia ) après 13 jours passés en liberté ( 9 nuits en camping sauvage et 4 chez l'habitant ) . Escale technique forcée pour notre première panne importante depuis 3 ans . La jante arrière de Modestine c'est fendue . Anormal pour une jante Mavic de 8000 kms ..Mais nous sommes heureux de cet arrêt inopiné dans cette petite ville,car c'est la plus jolie localité que nous croisons depuis notre arrivée au Brésil !
Les nombreuses façades des maisons en pierre ont été conservées et entretenues. Toutes peintes dans des tons pastels, elles donnent à la ville un aspect soigné et cossu . Les blasons qui les ornent indiquent aux visiteurs l'origine souvent italienne où allemande des premiers migrants de São Gabriel . La création de la ville date de 1801 . Rapidement construits les magnifiques bâtiments publics sont ainsi mis en valeur par cette belle architecture très homogène .
Ayant conservé un patrimoine culturel et architectural de grande qualité ce dernier état de notre route brésilienne est assurément le plus typique.

Brésil , état de Rio Grande do Sul

Ici , la taille des fazendas n'excède pas trois cent hectares et il n'y a aucune mono-culture . L'exploitation agricole diversifiée entre élevages et céréales propose des paysages harmonieux et apaisés .
Au sud-ouest de l'état de Rio Grande seul le réseau national et secondaire est asphalté et les départementales en terre s'étirent sur des centaines de kilomètres .
Les 400 derniers kilomètres "d'estrada de chaõ" ( chemins de terre ) pour arriver à São Gabriel ont secoué violemment nos bicyclettes . Les pistes non revêtues sont les plus intéressantes et grâce au GPS nous les trouvons facilement .
Si l'émotion et l'aventure sont au bout du guidon , nous n'hésitons pas à rajouter : et surtout au bout du goudron !
L'absence de trafic permet de cycloter dans le silence et de vivre les journées dans un environnement le plus souvent vierge de toute souillure industrielle .
Bien entendu , les pistes sont plus longues et la progression y est malaisée . Mais qu'importe . La qualité des paysages entrevus dans les parfums de la nature ,transforme toujours les journées " tous chemins " en journées exceptionnelles . Et nous sommes partis pour cela il y a 3 ans . Pour vivre tous les jours des moments exceptionnels .
Nous avons décidé que désormais nous utiliserons le plus possible les chemins pour notre voyage .

Brésil , état de Rio Grande do Sul

Les mauvaises routes n'existent que pour les gens pressés .
Accepter de vivre à un rythme lent , cheminer avec plus de difficultés , nous réapprend l'humilité et nous prépare pour nos prochaines routes , certainement plus exigeantes .
Nous allons maintenant quitter le Brésil . Après trois mois à cycloter successivement dans les états du Mato grosso do sul , Sâo Paulo , Minas Gérais , Paranà et Rio Grande do sul . 3355 km de début juin à fin août 2014 .
L'extrême gentillesse des brésiliens fit de ce séjour un vrai bonheur .
Et nos prochaines routes sud-américaine ne seront jamais très éloignées de ce pays continent ......

Brésil , état de Rio Grande do Sul
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Album-photo-Uruguay

1 Octobre 2014 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #album, #article, #Album Photo, #Uruguay

Album-photo-Uruguay
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Brésil, Rio Grande do Sul , août 2014

21 Septembre 2014 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #film, #Brésil

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Au Brésil

15 Juin 2014 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #article, #Brésil

Au Brésil

Nous voici au Brésil depuis 10 jours .
Oublié le délicieux côté latino du Paraguay . Ici tout nous semble riche et carré avec toutefois des possibilités de camping plus nombreuses . Déjà 5 nuitées "en sauvage" . Soirée champ de maïs ou canne à sucre , il est très simple de camper au Brésil contrairement au Paraguay où tout est clôturé à cause des bêtes .
Alors bienvenue au Brésil !

Au Brésil

Ces jours ci le pays se pare du drapeau national . Le Brésil organise la coupe du monde . Ça semble un évènement considérable et nous sommes très contents d'assister avec eux à " leur coupe " comme ils disent . Socialement et culturellement il n'y a plus que le foot qui déplace et rassemble autant de population . Sport et spectacle , le football est un fort lien social dans ce monde . C'est ainsi .Nous serons des observateurs attentifs de cet étrange phénomène .
Pour l'instant , promenade brésilienne .
L'état du Mato Grosso que nous venons de quitter est un état agricole tout comme celui de Saó Paulo où nous sommes depuis 3 jours . Mais ici les immenses parcelles de café ont disparu . Maïs ou canne à sucre à perte de vue . La campagne a quelquefois un aspect industriel . Ça ne ressemble pas à une agriculture raisonnée ! Toutefois les immenses distilleries de canne à sucre posées sur les crêtes dégagent une agréable odeur de rhum , voir de baba au rhum !
Les routes rectilignes n'offrent guère de protection contre le vent si ce n'est le creux des vallons qui se succèdent à l'infini . À chaque remontée nous subissons de violentes rafales généralement nord sud .

Au Brésil

Nous sommes vraiment étonnés de l'accueil et de l'intêret que les sud-américains nous portent . Au Brésil , comme ailleurs la plupart des gens sont débordants de prévenance . Comme cette voiture qui s'arrête hier soir en fin de journée . Un couple en descend , nous questionne ; on les devine émerveillés . Aprés les habituelles photos et échange de Facebook , ils nous offrent 50 réals pour notre voyage et repartent , visiblement enchantés 50 réals : 16,50 € . C'est une grosse somme au Brésil !!
La semaine dernière le club cyclo de Nova Andradina rencontré sur la route nous a offerf une nuitée dans un excellent hôtel de la ville .

Au Brésil

Sur la route il y a de très nombreux 4/4 à plateaux , énormes et rutilants . Puissament motorisés ,ils déboulent à fond . Ce pays est champion du monde des inégalités économiques parait-il . Mais nous n'irons pas voir la misère des grandes mégalopoles .
Observer les misérables réalités de notre monde ne nous dérange pas , mais ces jungles urbaines sont terriblement inadaptées à la bicyclette . Surtout au Brésil . Rio de Janeïro et São Paulo regroupent près de 40 millions d'habitants avec leurs banlieues . Ces 2 villes sont voisines de 500 kms . On imagine ce qu'il y a au milieu ... Nous préferons camper avec les oiseaux . Hier toujours en fin de journée les panneaux nous indiquant la présence de pumas et panthères dans la grande forêt que nous traversions nous ont dissuadé d'y camper comme nous en avions l'intention .... Nous avons donc poursuivi notre route et rencontré Jonas et sa femme Waldirène . Nous adorons ce hasard qui décide de l'heure qui suit . Et des rencontres qui s'ensuivront...
La route est comme un fil tendu qui passe par dessus les obstacles . En apesanteur En ligne droite , la route et ses hasards vont toujours à l'essentiel .


Michel

Au Brésil
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Les Terres en Roues Libres au Paraguay : le film

4 Juin 2014 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #film, #article

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Paraguay

30 Mai 2014 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #article

Avec Padre Christian et Padre Pedro ,Villa Rosario Paraguay

Avec Padre Christian et Padre Pedro ,Villa Rosario Paraguay

Téréré ou maté cocido con lèche ?

Nous ne regrettons pas d'avoir suivi les conseils de Michael et d'avoir attendu Padre Pedro pendant deux jours .

Aujourd'hui ,nous sommes heureux de parler français .

Depuis trois mois nous n'en avons pas eu l'occasion. Padre Pedro est un missionnaire français installé au Paraguay depuis trente ans . Il est rattaché au diocèse de Villa del Rosario depuis sept ans et nous sommes les premiers voyageurs à y passer depuis son installation ... Un évènement !

Padre Pedro nous reçoit chaleureusement et nos discussions sont merveilleuses . Quelles chance avons-nous de croiser un homme aussi rayonnant de joie de foi et d'enthousiasme . Mais Padre Pedro est débordé et repart vite travailler malgré ses soixante-seize ans car il s'occupe de tout ici, aidé du Padre Christian (du Nigéria): des bancs de l'église qu'il faut réparer , de la douche du presbytère , du poulailler et des moutons . Il sillonne les pistes toute l'année pour ouvrir les vingt-six chapelles et églises dont il a la charge, puis organise le marathon pour les oeuvres , supervise le catéchisme . En plus des offices bien entendu.

Procession à San Ignacio et ruines Jésuites
Procession à San Ignacio et ruines Jésuites
Procession à San Ignacio et ruines Jésuites

Procession à San Ignacio et ruines Jésuites

Dans quelques jours nous quitterons le Paraguay après un mois et demi et 1300 kms effectués à travers ce pays rural, discret et attachant .

Heureux d'avoir assisté aux fêtes de Pâques , à cette reconstitution poignante de la crucifixion et à l'adoration de la croix . Mais le catholicisme reste très vivant toute l'année et les évènements liturgiques rythment la vie des paroisses .

L'implantation Jésuitique a été très forte aux XV ème et XVI ème siècle et les indiens Guaranis ont massivement adhéré à l'évangélisation .

L'héritage de la culture Guarani est complexe et surprenant pour nous .

Le Paraguay et le Pérou sont les seuls pays d'Amérique du sud à avoir conservé leur langue originelle . Le guarani est couramment utilisé par tous .

Cette mixité de langues et de cultures offre une ineffable diversité dans la vie quotidienne . " La mezcla " . La mezcla , encore enrichie par l'arrivée des derniers colons du siècle passé , les Ukrainiens , Russes , Allemands , Italiens ect ...

La mezcla , le mélange complet . Et ici ,tout se passe bien .

C'est l'automne en cette fin du mois de mai .Il pleut de plus en plus fréquemment. Le temps s'est rafraichi , il fait nuit à dix-huit heures . Il est étrange pour nous de ramasser le long des routes avocats et pamplemousses en cette saison ! Mais les journées de pluies nous rappellent que l'hiver arrive et ne nous permettent pas de pédaler autant que nous le souhaiterions .

#" Caminante , no hay camino , se hace camino al andar " ;

et c'est sous la pluie que nous avons visité les ruines jésuites de Trinidad la semaine dernière .

Paraguay
Paraguay
Paraguay
Paraguay
Paraguay
Paraguay

Notre route continue . Nous garderons du Paraguay le souvenir de belles rencontres et des généreuses invitations que nous y avons eu . Avec Delia et Julio autour d'une mémorable "cabeza de vaca al horno " , avec Alberto et Olga à rire sous les étoiles ou la journée à cheval dans l'estancia de Michael le long du fleuve Paraguay et bien sur notre rencontre avec Carlos, cyclo-voyageur Colombien, sur les routes sud- Américaine depuis 6 ans .

Huit heures du matin . Nous prenons le café chez Adelaïda qui nous a dit hier soir en nous ouvrant l'église :

- Vous viendrez demain à la maison pour le petit déjeuner !

Encore une journée qui commence merveilleusement par une offrande , une rencontre , un instant et c'est là toute la magie de notre voyage .

Hier , après une journée de "ripio " de sable et de vent dans le nez , l'église de San pablo s'est présentée comme un havre de paix et de repos . Elle remplissait doublement son rôle ... En quittant Villa del Rosario , nous avions accepté l'offre de Padre Pedro d'aller dormir à l'église à San pablo .

Le presbytère avait deux lits . C'était assez pour nous .

Michel

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Le téréré est une boisson froide aromatique . Elle se boit dans un verre en corne de vache que l'on se passe à tour de rôle .

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Le maté cocido con lèche est une infusion d'herbes cuite au feu de bois . Le sucre est caramélisé à la braise .

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# " Marcheur , il n'y a pas de chemin , le chemin se fait en marchant "

Tu dois être le changement que tu souhaites voir dans le monde

Tu dois être le changement que tu souhaites voir dans le monde

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Paraguay

30 Mai 2014 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #article

Paraguay

Yby Yaù ,(nord) Paraguay , 100km au sud de la frontière brésilienne .

Deux jours qu’il pleut , qu’on se lève le matin décidés à enfourcher nos vélos et que l’on renonce en se disant que pour les derniers kilomètres à parcourir sur le sol Paraguayen on peut attendre le soleil …toutes les excuses sont bonnes pour deux caracoles qui ne veulent pas se mouiller. Et puis c’est l’automne ici, la température vient de faire une chute vertigineuse, on a ressorti pulls, chaussures, chaussettes , enfouis au fond des sacoches depuis des mois . Mais demain, nous reprendrons nos bici (comme on dit ici) pour les 100km qui nous séparent du Brésil .

Un mois et demi que nous sommes au Paraguay et que nous découvrons ce pays voisin de l’ Argentine aux multiples facettes . Ici aussi , nous avons été touchés par l’hospitalité, la générosité, la curiosité des Paraguayens . ( Je dirai plus tard un mot sur l’ Argentine qui détient pour l’ instant la palme d’ or de l’ accueil de deux cyclos-voyageurs , tous pays confondus. ).

Nous sommes arrivés au Paraguay par sa capitale Asuncion d’où nous sommes partis faire une boucle vers l’est , remontés vers le nord en prenant les détours et les pistes qui se présentaient . Nous essayons toujours de sortir des axes routiers principaux pour pédaler dans le calme et retrouver la ruralité que l’on aime .

Dés le premier soir , sortant d’ Asuncion nous avons demandé la permission de camper dans le pré entourant une petite chapelle voisine de quelques maisons .

« Buenvenido ! Buenvenido ! « Mais vous allez être trop prés de la route là ! » « Venez prés de notre maison vous serez plus tranquilles ». Toute la famille vient nous saluer.

Tout le monde est heureux de nous garder pour la soirée. Alberto le père de famille rentre des champs et immédiatement installe les chaises pour le Téréré, aidé du plus jeune fils Carlos . Olga, la maman prépare la salle de bain pour que nous puissions prendre une douche. Hilda tout juste descendue du bus qui la ramène de l’ université vient nous poser mille questions avec des yeux émerveillés . Nous sommes touchés par cet accueil simple et sincère . Hilda a envie de tout nous montrer , tout nous faire connaître de sa maison, de son village de son pays .

« Mais vous ne connaissez pas la cuisine du Paraguay ? Maman ! mais qu’est ce qu’on va leur faire goûter ce soir ? Ha oui ! la tortilla au fromage avec du manioc .

Vous aimerez ! Vous aimerez ! »Nous passons la soirée dehors sous le petit appentis qui sert de cuisine , autour du feu de bois où est posée la poêle à beignet. Olga nous régale de ses magnifiques tortillas de queso ( beignets au fromage). On mange cela en se brulant un peu le bout des doigts, c’est délicieux . Le ciel au dessus de nos têtes s’est couvert d’étoiles , Hilda me raconte la mythologie Guarani en me désignant les personnages dessinés dans la voie lactée . Le ciel se couvre alors de monstres à plusieurs têtes, de chariot aux chevaux fougueux, d’amoureux pétrifiés dans leur étreinte , de guerriers courageux. Elle suspend tout à coup ses explications en me regardant avec un grand étonnement , passant du coq à l’âne pour me demander « mais tu as les yeux bleus …bleus , Michel aussi. Alors tous les Français on les yeux bleus ?

Le lendemain matin lorsque nous sortons de notre tente, tout le monde est déjà parti , aux champs, à l’ école, à l’ université. il ne reste qu’ Olga qui ranime les braises de son fourneau en chassant au passage quelques poules grimpées sur la table .

« Ce matin je vous montre comment on fait le vrai maté cocido ! Ici chez les Guaranis nous buvons le Maté cocido pour le petit déjeuner . »Effectivement c’est une boisson chaude que l’on obtient en caramélisant herbes à maté et sucre. Elle pose directement quelques braises sur les herbes . Puis laisse infuser dans l’eau chaude et sert mélangé à du lait bien chaud . C’est délicieux ce goût de fumée, d’herbe et de lait . On adopte le maté cocido du matin pour notre séjour au Paraguay . Dominique

Paraguay
Paraguay
Paraguay
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Direction nord de l' Argentine

8 Avril 2014 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #article

Direction nord de l' Argentine

Délicieusement installés sur le toit terrasse de la maison de Gustavio à Corrientes , nous buvons notre dernier maté de la soirée...sous la lune . Gustavio est venu à notre rencontre cet après midi alors que nous traversions cette grande ville, il nous a spontanément invités chez lui pour la durée qu'il nous plaira. C'est comme cela l' Argentine .Tous les jours sont ponctués par de nouvelles rencontres .Nous sommes souvent invités chez l'habitant et notre petit voyage prend ici une tournure vraiment extraordinaire .Nous sommes touchés par les mille petites où grandes attentions venant des personnes que nous croisons .

Direction nord de l' Argentine
Direction nord de l' Argentine
Direction nord de l' Argentine
Direction nord de l' Argentine
Direction nord de l' Argentine

Nous remercions toutes les personnes qui nous ont spontanément ouvert leur maison et leur coeur.....

Direction nord de l' Argentine

Marisa et sa famille à Belem de Escobar.

Cristian et Soledad à Rosario .

Direction nord de l' Argentine

Hugo et les Bomberos de San Javier.

Direction nord de l' Argentine

Alem,Marina,Taïel,Nehuen à Romang

Direction nord de l' Argentine

Daniel et sa famille à Romang

Direction nord de l' Argentine

Juan,Luciana,Candela,Lola à Reconquista .

Direction nord de l' Argentine

Gustavio à Corrientes

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De Rosario

16 Mars 2014 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #article

De Rosario

Rosario ,
Manuel Belgrado créa ici en 1812 la nation argentine .Cette ville pleine d'histoire profite d'un climat plus doux que Buenos-aires . Avec un côté " charme discret de la bourgeoisie " la ville s'étire  le long du fleuve Paranã . De jolis parcs y accueillent joggeurs et familles .
C'est aussi la grande ville universitaire de l' Argentine . Le vieux centre est à la fois cossu et branché , bourgeois et bohême .
Nous aimons ces télescopages de styles . Populations mêlées pour des soirées plutôt tango ou électro , il est agréable de sortir .
Ce lundi , soirée milonga pour nous au Chamuyera , rue Corrientes . Ce soir , pour rentrer , nous descendrons " la Corrientes " et passerons devant la maison natale d' Ernesto Che Guevara  .
Comme tous les soirs .
Mais vous ais- je seulement dit que le Che était natif de Rosario ?
Michel

De Rosario
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Les argentins aiment les voyages et les voyageurs

14 Mars 2014 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #journal d'Argentine

Les argentins aiment les voyages et les voyageurs
Les argentins aiment les voyages et les voyageurs
Les argentins aiment les voyages et les voyageurs

Les Argentins aiment les voyages et les voyageurs.

Ici , on ne s’ ennuie pas dans les villes au feu rouge , il y a toujours le passager ou le conducteur de la voiture arrêtée à notre hauteur qui nous interpelle :

¿a donde van? ¿de donde vienen? ¿de qué país ?

suerte ! suerte !

C’est chaleureux et sympathique . Depuis notre départ de Buenos-Aires , notre chemin est parsemé de belles rencontres .

Le hasard et l’imprévu guident nos roues.

En sortant de Buenos-Aires nous nous sommes retrouvés un peu pommés, dans une immense zone moitié industrielle , moitié chantier en construction avec très peu d’indication pour en sortir .

C’est ainsi que nous avons rencontré Marisa et ses amis .

Ils étaient en ballade à bicyclette et lorsque nous leur avons demandé notre chemin, nous nous sommes retrouvés embarqués à leur suite , pédalant en direction de leur village distant d’ une vingtaine de kilomètres .

Marisa me raconte sur le trajet que son grand père est Français , de Bordeaux , mais qu’elle ne parle hélas que les quelques mots appris à l’ école . Elle me récite le début d’ un poème de Prévert , tout ceci avec l’ accent espagnol et le chuintement argentin , c’est adorable .

Il a mis le café

Dans la tasse

Il a mis le lait

Dans la tasse de café

Il a mis le sucre

Dans le café au lait

Avec la petite cuiller

Il a tourné

Il a bu le café au lait

Et il a reposé la tasse

Sans me parler ….

Elle a 46 ans, quatre enfants , un mari qui dirige une société de transport. Elle a renoncé depuis quatre ans à exercer son métier d’institutrice, c’est très mal payé ici , plus gratifiant de rester à la maison .

On pédale en se racontant nos vies dans un langage emmêlé de mots d’anglais, d’espagnol de français et l’on rit beaucoup .

Arrivés à Belen de Escobar nous partons à la recherche d’un petit hôtel « muy barato » et nous nous donnons rendez-vous après la douche pour une soirée « asado » grillade.

Marisa passe nous prendre à l’hôtel pour une visite de son village .Elle a laissé son mari s’occuper ce soir des quatre enfants et de la maison … nous irons faire leur connaissance pour le café .

Quelle belle famille. Quelle gentillesse émane de la petite troupe qui vient s’ assoir autour de la table avec nous .

Ils sont contents de nous recevoir et nous posent mille questions sur notre voyage .

Sergio,le mari de Marisa nous conseille sur notre prochaine destination, il connait très bien les routes d’ Argentine , ces avis nous serons très utiles pour la suite .

Nous nous quittons un peu tard un peu tristes en nous promettant de nous revoir à notre retour sur Buenos-Aires au mois d’ août . Les enfants se disputent la banquette arrière de la voiture, la plus petite sur les genoux de Michel pour un joyeux retour à l’ hôtel .

Buen viaje ! Suerte ! Suerte !

Marisa nous avait dit que nous trouverions des campings en bord de rivière dans la région de Barradero .

Là bas tout est organisé pour un des sport préféré des argentins

‘la pêche’.

Magnifique et bucolique à souhait .

Quelques troupeaux gardés par des cavaliers nous rappellent que nous sommes en Argentine au pays des gauchos.

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