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Un tour de planète bleue

17 Août 2016 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #Amérique du sud, #article, #Pérou

Un tour de planète bleue

Cuzco ,
le 17 août 2016

UN TOUR DE PLANÈTE BLEUE

40 000 km .

Ce n'était nullement préparé . Le hasard du voyage , toujours bienveillant , nous offre ce magnifique cadeau . Fêter nos 40 000 km en arrivant au lac Titicaca !
Cela semble de bon augure pour la suite .... Autant de distance nous a déjà offert des déserts immenses , des forêts gigantesques , des volcans fumants , les plus hautes montagnes du monde , des fjords inextricables où viennent jouer dauphins et baleines . Mais nous avons aussi découvert des arbres et des plantes qui nous étaient inconnus , célébrés Noël en plein été , dormi dans la clarté des nuits australes et fêté 4 fois le nouvel an la même année *. Ce voyage nous enrichit . Terriblement .
Chaque matin , nous nous demandons : que va t-il nous arriver ? Les hasards et leurs suites sont toujours bienvenus . Car le vrai voyageur ne cherche pas , il trouve en chemin . Nous faisons partout ces généreuses rencontres qui donnent un sens à notre vie et rendent notre voyage si riche .
Cette chaleur humaine et ces sourires , cette hospitalité spontanée et généreuse nous fascinent plus que n'importe quel paysage où distraction . Aller à la rencontre de l'humain n'est pas une distraction .
L'humain , toujours l'humain et sa rencontre qui n'a pas fini de nous fasciner .
Se confronter à ce quotidien c'est le partager pour le comprendre , le comprendre pour l'accepter .
Et accepter l'autre et ses différences n'est-ce pas le chemin qui mène à l'amour ?
Cette route de nomades nous propose des émotions et des regards merveilleux et ces conditions de vie nous plaisent et nous transforment .
Désormais , continuer notre chemin autour de cette belle planète bleue est notre unique projet .
Un poco más . Por favor !


* Nous avons fêté quatre fois le nouvel an en 2012 :

Une première fois le 1 janvier 2012 au Cambogde : celui des chrétiens .
Une deuxième fois le 25 janvier 2012 au Vietnam : celui des chinois .
Une troisième fois le 10 avril 2012 au Laos : celui des boudhistes .
Une quatrième fois en novembre 2012 au Maroc : celui des musulmans .


Détail kilométrique :

ASIE :

Thaïlande 2065 km
Cambodge 2170 km
Vietnam 2925 km
Laos 1450 km

Total : 8610 km


EUROPE :

France 175 km
Espagne 1775 km

Total : 1950 km


AFRIQUE :

Maroc 3310 km
Mauritanie 605 km
Sénégal 2830 km
Gambie 440 km
Guinée-Conakry 725 km
Mali 115 km

Total : 8025 km


AMÉRIQUE DU SUD :

Argentine 9495 km
Paraguay 1325 km
Brésil 4195 km
Uruguay 585 km
Chili 2840 km
Bolivie 2890 km
Pérou 560 km

Sous-total : 21890km


" Bien des gens s’imaginent qu’au voyageur circulant hors des chemins battus, chaque heure apporte un tribut d’aventures joyeuses ou dramatiques, mais toujours excitantes. La vérité est moins romantique. La plupart des jours se passent sans qu’aucun événement les rende particulièrement mémorables. Monotonie alors ? – Que non pas. Pour celui qui sait regarder et sentir, chaque minute de cette vie libre et vagabonde est un enchantement. «
. . "Alexandra David-Néel "Au pays des brigands gentilshommes "

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Derniers kilomètres en Bolivie

1 Août 2016 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #Amérique du sud, #bolivie, #article

Derniers kilomètres en Bolivie

Derniers kilomètres en Bolivie .
Depuis notre départ de La Paz nous ne regrettons pas notre choix de contourner le lac Titicaca par l'est .
Loin des circuits touristiques cette route exigeante nous offre un ultime florilège .
Un concentré de ces quatre mois et demi boliviens . Ce voyage - aventure va rester le temps fort de notre route sud-Américaine . Parce que la Bolivie est excessive , démesurée . Parce que cycloter ici, est difficile , excessif et démesuré .

Derniers kilomètres en Bolivie

L'altitude , le très mauvais état des routes et des pistes , l'absence totale de signalisation routière , l'isolement et les approvisionnements aléatoires, nous ont immergés un peu plus dans notre voyage ... Bien entendu , nous n'entendrons parler que quéchua dans les campagnes et les nuits en bivouac à 4000 mètres et plus seront innombrables . Les bicyclettes se souviendront elles aussi de ces nuits à -10° , des tempêtes de neige et de sable et de notre errance sur le salar de Coïpasa ...

Derniers kilomètres en Bolivie
Derniers kilomètres en Bolivie


Mais voila , ces quelques désagrements nous ont offert des instants , des journées et des rencontres incroyables chaque jour . Chaque jour la route nous a offert mille paysages , et mille lumières ont illuminé ces merveilleuses journées . La Bolivie a comblé tous nos plus beaux rêves . Rêves d'aventures extrêmes , avec les jacarés et les serpents des marais du Pantanal ou les lagunas du sud Lipez , les cols gigantesques à plus de 4500 mètres ou les incroyables salars .

Derniers kilomètres en Bolivie

Les fêtes de Noël à Potosi au milieu des familles de mineurs nous offrirent un dépaysement de plus , tout de joie et de ferveur . Plus tard et plus loin nous traverserons les maquis de la région de Samaîpata et Vallegrande pour rejoindre Cochabamba . Tout au long de ces 2890 km de route bolivienne , du Brésil au Chili et de l'Argentine au Pérou nous avons apprécié la vie simple, pauvre et austère des boliviens . Comme eux, nous mangions au " mercado central " ou dans la rue pour quelques centimes . Le soir, dormir sur les places des villages était naturel ... puisqu'elles servent également à cela !

Derniers kilomètres en Bolivie
Derniers kilomètres en Bolivie


Mais l'on nous proposa aussi de dormir à l'école , à l'église , chez les Dominicains ou à la casa . Ce que nous acceptions immédiatement .
Voila , ce que fut notre voyage en Bolivie . Un voyage rude et austère au milieu d'une population fière et travailleuse .
Cette semaine nous effectuons donc nos derniers tours de roues autour du lac Titicaca où les scènes de pastoralisme sont innombrables . Les populations sont dans les champs du matin au soir avec les bêtes , aucune machine agricole ne vient troubler ces merveilleuses harmonies . Les boeufs labourent les minuscules parcelles et le travail s'effectue entièrement à la main , sarclage , ramassage des légumes , battage du blé , triage des lentilles et de la quinoa .
Ce soir , dans la nuit sombre et étoilée nous dormirons avec la protection de la " Pacha Mama " . Sous la bienveillante voie lactée .

Derniers kilomètres en Bolivie
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Terres En Roues Libres . Salar de Coïpasa : Le film

23 Juillet 2016 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #film, #Amérique du sud, #bolivie, #salar de Coipasa

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Terres En Roues Libres à La Paz . juillet 2016

23 Juillet 2016 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #bolivie, #Amérique du sud, #La Paz, #article

Terres En Roues Libres à La Paz . juillet 2016

L'arrivée à La Paz par la ville d'El Alto est toujours un joli moment pour les cyclos . Après la traversée de cette ville champignon , au détour d'un ultime virage , la vue s'ouvre immense sur La Paz . La plus haute capitale du monde s'offre enfin sous nos roues . Partout les constructions ont envahi et grignoté les pentes vertigineuses de cette gigantesque cuvette . Partout , le même tapis rose des maisons en briques s'étend à perte de vue . Ici , les pauvres habitent dans les parties hautes de la ville et les riches les parties les plus basses . De 3100 mètres à 4100 mètres vivent maintenant trois millions de boliviens . Ici c'est un téléphérique qui fait office de métro . Vue panoramique assurée . Depuis deux ans les premières lignes maillent petit à petit la ville . Au creux de cette incongruité urbaine une pincée de buildings semble ridiculement petite et perdue .
La double voie de l'autopista est là devant nous . Nous plongeons .

Terres En Roues Libres à La Paz . juillet 2016


La Paz est à l'image de la Bolivie . Tout à la fois attachante et austère , improbable et colorée , déroutante et familière ...
Nous retrouvons ici , dans les rues , sur les marchés cette pagaille bon enfant que nous voyons depuis bientôt cinq mois . Ici comme à Potosi à Aiquile à Vallegrande ou ailleurs nous sommes sous le charme des nombreuses femmes en habits traditionnels . Les petites roulottes de rue proposent des plats succulents et mille détails nous enchantent . Malgré la pauvreté perceptible et ces petits boulots de rien , de tous , nous ne ressentons aucune animosité , aucune tension entre riches et pauvres , touristes et boliviens .

Terres En Roues Libres à La Paz . juillet 2016


Cette semaine nous allons monter et descendre ces rues " falaises " . On ne peut imaginer de tel % pour une ville ! 30% ... Plus encore ? Parfois des escaliers permettent de continuer l'escalade . Sans les voitures naturellement . Un bon treck sportif au milieu de cette marée humaine .
Nous avons trouvé certainement une bonne bicicleteria pour Raymonde et Félicie . Les routes boliviennes les ont malmenés . Nous espérons les récupérer en forme pour la suite .
Notre visa bolivien s'achève le 27/7/2016 ... Demain le Pérou !

Terres En Roues Libres à La Paz . juillet 2016
Terres En Roues Libres à La Paz . juillet 2016
Terres En Roues Libres à La Paz . juillet 2016
Terres En Roues Libres à La Paz . juillet 2016
Terres En Roues Libres à La Paz . juillet 2016
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Entre sel et ciel - Salar de Coïpasa - Bolivie - juillet 2016

19 Juillet 2016 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #bolivie, #Amérique du sud, #salar de Coipasa

Entre sel et ciel - Salar de Coïpasa - Bolivie - juillet 2016

LE TOUR DU SALAR DE COÏPASA

Nous voici de retour à Oruro .
Retour dans cette grande ville de l'altiplano après une exceptionnelle boucle de 14 jours et de 600 km autour et sur le salar de Coïpasa . Coïpasa est le plus grand salar après celui d'Uyuni . Il se situe à moins de 50 km du Chili et nous avons dû effectuer 200 km au départ d'Oruro pour arriver au petit village de Sabaya , point de départ pour cette traversée qui restera un temps fort de notre voyage .

Entre sel et ciel - Salar de Coïpasa - Bolivie - juillet 2016

Nous avons plongé sur cet océan de sel avec une carte au 4.000.000 mm , de l'eau pour 2 jours et une application GPS qui s'avèrera très utile ... et très insuffisante . L'aventure ... l'orientation , ce n'est pas notre fort .
Très vite nous avons douté du cap à suivre pour atteindre l'autre rive , de l'azimut qui nous mènerait à notre prochain port , le village de Salinas à 120 km .
La réverbération de la lumière sur cette surface immaculée est étrange , translucide , inconnue . Dans ces conditions il est facile de prendre quelques jolies photos ... Cette route d'orientation entre ciel et terre , entre sel et lumière ensorcelle les voyageurs , désoriente et fascine . Tout est étrange sur le salar . Le silence est impressionnant . Ici nul oiseau , insecte , animal . Nous resterons deux jours sans voir un être humain , entendre le moindre bruit . Les perpectives , trompeuses , ne permettent pas dévaluer les distances . La montagne devant nous , est-elle à 5 km ou à 60 km ?

Entre sel et ciel - Salar de Coïpasa - Bolivie - juillet 2016

Après avoir corrigé notre direction par 2 fois nous estimerons correcte notre route . Effectivement , dans l'obscurité de la nuit nous apercevrons très loin les lumières du hameau de Tauca ... Le rivage !
De Tauca nous mettrons 1 jour 1/2 pour rejoindre à 50 km le petit village de Salinas tant les pistes boliviennes peuvent être immondes , sablées , tôlées , empierrées ( et , ou ) . Après de nombreux passages poussés , une tempête de sable et un dernier col à 4050 mètres vent dans le nez ( oui , il y a des cols sur l'altiplano ) , l'hospedaje de Salinas et la première douche tiède depuis 4 jours , furent les bienvenues ...
Ensuite , rejoindre Oruro à 260 km par la route asphaltée a été une promenade reposante !

Nous repartons demain pour un autre temps fort de notre voyage sud-américain . Notre arrivée à La Paz ! Après plus de 2500 km en Bolivie nous allons déguster ces 200 derniers km qui nous séparent de la ville mythique de tous les cyclos .

Entre sel et ciel - Salar de Coïpasa - Bolivie - juillet 2016
Entre sel et ciel - Salar de Coïpasa - Bolivie - juillet 2016
Entre sel et ciel - Salar de Coïpasa - Bolivie - juillet 2016
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Interview des Terres En Roues Libres par nos amis Selles et Poivre

23 Juin 2016 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #interview, #Amérique du sud

Interview des Terres En Roues Libres par nos amis Selles et Poivre

« Cycloter, un art de vivre » :

L’interview , publié le 07/06/2016 par SELLESETPOIVRE

En avril dernier, en route pour la fameuse Carretera Austral, nous avons vécu une journée 100% voyageurs à vélo, sur une jolie route des lacs chilienne. En 1 an de tour du monde, le phénomène ne s’est jamais reproduit. Une journée bien sympa, ponctuée de séances papotage en bord de route, et terminée par un bivouac de rêve sur une plage de sable noir bordant un lac superbe. Nos acolytes nous posaient alors tous la même question : « M’enfin pourquoi allez-vous dans ce sens-là ??? ».
À contre-courant de tous ces voyageurs qui achevaient leur remontée estivale depuis Ushuaïa, nous nous enfoncions vers le grand sud austral au début de l’hiver… Oui mais dans le sens du vent ! On ne peut pas gagner sur tous les tableaux ;) Dans ce melting-pot de rencontres, nous avons comparé les styles et les temps de parcours avant notre propre aventure australe :
– un couple d’Espagnols partis avec une canne à pêche, une corde d’escalade et sans billet retour (5 mois depuis Ushuaïa)
– un couple de Kiwis ultra équipées, ultra affûtées, ultra enthousiasmées de pouvoir enfin léguer leur carte de la Patagonie (détentrices du temps record de 2 mois !)
– un Anglais bourré d’humour so british (3 mois tout seul à lutter contre le vent, il a eu le temps d’affiner ses blagues)
– un couple de Brésiliens en cuissards comme nous (assez rare chez les cyclos pour être souligné, 4 mois)
– un couple très concentré en tandem (juste Holà qué tal)
– et pour finir en beauté, Michel et Dominique Gony, alias les Terres en Roues libres, dont nous vous présentons aujourd’hui une interview spéciale « Bonheur de l’errance à vélo ».

Nous avons passé 1h dans un bas-côté à échanger nos plus belles anecdotes de cyclo-baroudeurs… Immersion dans l’univers des Voyageurs À Vélo avec des majuscules, comme dans Art de Vivre.

Interview des Terres En Roues Libres par nos amis Selles et Poivre

Bonjour les Terres en roues libres, qui êtes-vous ?
Nous sommes Michel et Dominique, toulousains depuis 1983, mariés depuis plus de 30 ans et parents de Pierre et Lucile. Nous cyclotons sur les routes du monde depuis bientôt 5 ans.

Comment avez-vous découvert le voyage à vélo ?
Nous avons fait notre première expérience de cyclo-camping en 1985, lors d’une virée autour de Montauban que nous avions appelée « Les bastides de l’Aveyron » : c’est vite devenu une de nos passions. La région toulousaine a été témoin de nos premiers tours de roues, puis très vite tout Midi-Pyrénées et le sud de la France. À partir de 1994, nous sommes partis à bicyclette chaque année avec nos enfants en Europe pour les vacances. En 2005 notre voyage au Maroc a été notre premier voyage à deux en bicyclette hors Europe. D’autres suivront.

Interview des Terres En Roues Libres par nos amis Selles et Poivre

Quelles inspirations ont suscité votre envie de nomadisme ?
Nous avons toujours été émerveillés par les récits des grands voyageurs au long cours qui depuis Marco Polo sillonnent et explorent notre planète. Des lectures importantes. Mais il n’est pas raisonnable de vivre une envie d’ailleurs et de voyage au travers le récit de nos aînés ou de nos contemporains. Vivre ses rêves par procuration est un risque insensé. Alors après avoir honoré nos obligations parentales et professionnelles, nous avons décidé de vivre une toute nouvelle vie. Après avoir vendu notre maison et nos voitures , donné nos meubles, le 29 octobre 2011, à 52 ans, nous sommes partis pour un voyage autour du monde à bicyclette d’une durée indéterminée.

Interview des Terres En Roues Libres par nos amis Selles et Poivre

Comment s’est organisé votre grand départ ?
Nous sommes d’abord partis 8 mois en Asie, une sorte de prologue afin de mieux connaître le voyage au long cours. Ce premier départ nous a fait découvrir la Thaïlande, le Cambodge, le Vietnam et le Laos. De retour en France pour l’été, nous avons ajusté au mieux l’organisation de notre voyage pour le « vrai » départ. Le 6 septembre 2012, nous sommes repartis de Toulouse à bicyclette direction l’Afrique. Nous avons réalisé un premier rêve, celui de rallier Toulouse à Bamako. Une belle aventure de 15 mois stoppée nette à cause d’une grave crise de paludisme. Nous sommes rentrés nous reposer en France et avons passé Noël 2013 en famille. Depuis mars 2014, nous avons parcouru 20500 km en Amérique du Sud, au départ de Buenos-Aires. Depuis notre envol en 2011, nous avons cumulé 38 920 km au compteur.

Que vous a appris ce choix de vie ?
En vivant ensemble ce challenge qui nous fascinait depuis 30 ans, nous avons fait le pari d’oser pour ne pas avoir de remords plus tard. Car nous pensons que c’est un bien grand risque que de ne jamais rien risquer.
Las du cercle étroit de nos idées, nous avons bousculé nos propres règles pour nous découvrir et vivre autrement. Changer. S’interroger sur ce qui est beau, important, essentiel.
Nous vivons depuis 4 ans dans l’apaisement de ce choix en disposant d’une complète disponibilité à la rencontre, à l’autre. Oui, cette nouvelle vie nous enrichit. Terriblement. Nous avons l’intrinsèque certitude d’avoir pris la « bonne route » : nous avançons à pas de géant avec nos petits vélos car nous sommes libres !

Interview des Terres En Roues Libres par nos amis Selles et Poivre

Quel est votre itinéraire sur la planète ?
Nous n’avons pas d’itinéraire. Aucun. Seulement une trame générale pour la quinzaine à venir. Après, nous ne savons pas et ne souhaitons pas le savoir. Un de nos poèmes préférés, d’Antonio Machado, répond parfaitement à votre question et illustre notre réponse.


« Pèlerin, là sont tes traces,
le chemin, et rien de plus ;
Cheminant, il n’y a pas de chemin,
le chemin se fait en marchant.
En marchant se fait le chemin,
et à tourner le regard en arrière
on voit le sentier qui jamais
à nouveau ne sera foulé.
Cheminant, il n’y a pas de chemin,
rien que des sillages dans la mer. »


Nous vivons cette réalité quotidiennement depuis 4 ans. Comme une évidence !

Interview des Terres En Roues Libres par nos amis Selles et Poivre

Citez un plaisir simple du voyage à vélo ?
Sans itinéraire ni « programme », c’est de disposer de 24 heures offertes chaque jour à notre seul désir, à notre seul plaisir. Se lever le matin et de ne pas savoir ce que notre journée sera. Le luxe absolu.

Quel pays conseillez-vous pour le plaisir de cycloter ?
À un néophyte : le vôtre.

À un cyclo-campeur : le prochain. Celui que vous ne connaissez pas.

Quels sont vos projets maintenant ?

Ce voyage est un émerveillement quotidien . Notre seul désir est de pouvoir le continuer le plus longtemps possible .

Interview des Terres En Roues Libres par nos amis Selles et Poivre

Dédicace Selles & Poivre : votre recette de bivouac favorite ?


Sous la tente, nous cuisinons essentiellement avec un réchaud à alcool acheté au Brésil. Depuis que nous avons découvert cet ustensile, notre façon de cuisiner a entièrement changé. Nous n’hésitons pas à faire notre propre pain et mijoter des petits ragouts… Autre matériel essentiel pour faire des plats mijotés sous la tente : la popote en revêtement téflon anti-adhésif. Nous avons depuis longtemps abandonné la popote alu où tout accroche ou brûle en quelques minutes.

Le riz façon Maltaise
Tous les ingrédients se mélangent à cru et à froid avant d’ajouter l’eau de cuisson. L’avantage de cette recette ? C’est aussi délicieux à déguster chaud que froid le lendemain au pique-nique.
400g de riz blanc
300g de chair à saucisse
3 œufs
50g de gruyère rapé
3 cuillères à soupe d’huile
1 dose de safran pour parfumer
Sel, poivre
Tout mélanger avant de rajouter le volume d’eau froide = 3 fois le volume de riz.
Mettre au feu pendant 20 mn en remuant de temps en temps car le riz a tendance à se déposer au fond. Le résultat est un gâteau de riz salé, avec en bonus pour les gourmands les parties gratinées au fond de la gamelle !

RETROUVEZ LES AVENTURES DE NOS AMIS SELLES ET POIVRE SUR LEUR BLOG

https://sellesetpoivre.com/

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La traversée du Pantanal - Sud-ouest Brésil - février 2016

6 Juin 2016 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #film, #Pantanal, #bolivie, #Brésil, #Amérique du sud

La traversée du Pantanal - Sud-ouest Brésil - février 2016

Le PANTANAL est une région qui se répartit entre le Brésil,le Paraguay et la Bolivie .Mosaïque trés complexe de lacs,de lagunes,de marais,de rivières,de savanes inondées,de palmeraies,de forêts sèches et de collines .Il est l' habitat de grandes quantités d' espèces végétales et animales .Il héberge au moins 197 espèces reconnues de poissons,plus de 70 espèces d' amphibiens et de reptiles,plus de 300 espèces d' oiseaux et plus de 50 espèces de grands mammifères .Il a vu passer dans le courant du mois de février et mars 2016, deux grands mammifères de l'espèce Homo-bicyclétus, plus connus sous le nom vulgarisé de Terres En Roues Libres ......

Voir notre reportage filmé ci joint !!!

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Terres En Roues Libres - Un hiver en Argentine - Le film

23 Mars 2016 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #film, #Amérique du sud, #Argentine

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Brésil 2016 Traversée du Pantanal Mato Grosso Do Sul

8 Février 2016 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #Brésil, #Amérique du sud, #Pantanal

Miranda ,
Estato dé Mato grosso do sul . Brésil .

La Traversée du Pantanal
Le 8 février 2016 .

Cette journée de repos et d'intendance est arrivée plus tôt que prévu ... Ce
matin nous avons jugé opportun de ne pas reprendre nos bicyclettes afin de remettre à jour le " basique " .
Qu'est-ce que le basique me direz-vous ? Et bien c'est la première intendance , l'intendance quotidienne , lessive ,approvisionnements et" mise à jour " des bicyclettes . Parce que nos trois derniers jours de route ont été particulièrement exigeants ...
L'étuve de cet immense marais de 220 km a eu raison du peu de linge dont nous disposons . Il est vrai que la pluie incessante en cette saison a fini de nous rincer ... Mais cycloter sous les orages tropicaux par 30° nous a évité les hallucinantes températures de la semaine dernière . Nous étions ravis .
Cette traversée du Pantanal nous la redoutions tellement que nous avions prévu de monter dans le train aussitôt la frontière bolivio-brésilienne franchie . C'est en arrivant à Corumba au Brésil que nous apprenons que la ligne Corumba-Miranda n'existe plus depuis une dizaine d'année ...
Très vite , nous comprenons que ce milieu est hostile , très hostile ! La présence des nombreux crocodiles et serpents écrasés ( tous d'une taille supérieure à deux mètres ) sur la route nous invite à ne pas envisager un campement , même à l'arrach ! Le talus sur lequel est posée la route est de toute façon bien étroit . Nous camperons alors une première fois au
bord du fleuve Paraguay . Notre nouvelle moustiquaire nous permet de dormir correctement mais il est impossible de sortir de la tente car une centaine de moustiques s'y engouffre aussitôt . La toiture en ruine de cette ancienne véranda qui nous abrite ce soir n'est pas suffisante pour nous protéger de la pluie matinale et nous plions notre campement sous les dernières nuées de moustiques .
Nous demanderons le soir au poste de police du kilomètre 120 de pouvoir planter notre tente derrière leur immense moustiquaire ... La police brésilienne est bienveillante . Nous le savions depuis notre premier séjour en 2014 . Ainsi cette deuxième nuit de notre épique traversée du Pantanal se passera bien ... malgré les scolopandres et les mygales toujours à redouter .
Déjà la semaine dernière une énorme mygale traversa entre les tasses à café , le pain et le miel du petit déjeuner . C'est agacant .
Le Pantanal est un immense marécage en zone subtropicale humide . La route Corumba Miranda le borde par le sud . Nous reprendrons cette même route pour revenir à Santa Cruz prendre notre avion du 14 mars pour la France .

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Voyage en Bolivie . Janvier 2016

8 Février 2016 , Rédigé par terresenroueslibres Publié dans #bolivie, #Amérique du sud

Voyage en Bolivie ,
Janvier 2016 .

Du goût et du tempérament .

La difficulté d'aller manger sur les marchés de Bolivie c'est de ce décider !
piquante de pollo ou sopa de choclo ? Ou bien pieds et couennes
de porc ou chuleta con papas ?

Deux fois par jour nous hésitons ... parce que ce pays a du goût et du tempérament .
Les cyclos que nous croisions depuis deux ans nous l'avaient tous dit : la Bolivie , vous allez adorer ! Aussitôt passée la frontière nous avons effectivement été sous le charme des femmes en habits traditionnels , de cette pagaille bon enfant que nous avions vu en Afrique ou en Asie . Les petites roulottes de rue proposent des plats succulents et mille détails nous enchantent . Les cireurs de chaussures cotoient les vendeurs de ceintures , de copies de CD , de sucettes , de beignets . Les cigarettes s'achètent à l'unité et les premières recharges pour les portables coutent cinquante centimes d'euros . Petits métiers de rues et système D pour tous, pour gagner certainement bien peu .
Nous sommes là à des années lumières de l'Amérique du sud occidentalisée dans laquelle nous étions . L'Argentine , le Brésil et le Chili sont bien loin malgré des frontières communes .
Nous aimons cette route bolivienne où il n'y a pas de repos . Ici les cols sont énormes et se succèdent sans répit . Ils nous faut souvent monter près de mille mètres de dénivellés chaque jour . Mais la première difficulté , c'est l'altitude ! Au delà de trois mille mètres , le souffle est court , la récupération très lente . L'autre jour , nous étions heureux d'arriver à
Potosi par la route de Tupiza qui passe à 4430 mêtres . Du goût et du tempérament ...
Nous descendons depuis quelques jours vers le bassin Amazonien , le " verger de la Bolivie " . Petit à petit les paysages changent et notre route toujours lente nous permet d'en apprécier chaque détail . Maintenant les reliefs s'assagissent et les vallées plus larges sont couvertes de cultures .
Potagers et fruitiers se succèdent et s'imbriquent dans une mosaïque de couleurs . Goyaves , papayes , pastèques et mangues sont proposées au bord de la route par les enfants des campésinos . C'est l'été et l'école reprendra le 3 février ...
La saison des pluies est bien installée . Averses quotidiennes que nous préférons éviter . Elles ne cessent de s'intensifier désormais . Les toits des gymnases ouverts des villages nous protègent des orages nocturnes . Cycloter sur les chemins de terre détrempés est compliqué . Mais le visa de 90 jours non renouvelable proposé aux étrangers nous oblige à prendre la route tous les jours . Le Pérou est encore très loin ! ....
Du goût et du tempérament ...

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